Double page du programme Musiques des Lumières 2017, présentant des textes chantés et leurs traductions françaises en colonnes parallèles.
Textes originaux et traductions en regard : hiérarchie des titres et correspondance des strophes. Programme 2017, pages 20–21.

Festival Musiques des Lumières : trois éditions de mise en page éditoriale

Éditions 2017, 2018 et 2019

Textes de présentation, biographies, œuvres musicales, paroles chantées, traductions et photographies : les programmes du Festival Musiques des Lumières réunissent une matière éditoriale particulièrement riche.

Pour les éditions 2017, 2018 et 2019, à l’Abbaye-école de Sorèze, j’ai assuré la mise en page éditoriale des programmes et la préparation technique des contenus destinés à l’impression. Une mission de composition longue, dans laquelle chaque type d’information doit trouver sa place au sein d’un ouvrage cohérent.

Des ouvrages à consulter et à lire

Un programme de festival accompagne plusieurs façons de découvrir la musique. Le spectateur y cherche un horaire, une distribution ou la succession des œuvres. Il peut également lire une présentation musicale, découvrir le parcours d’un interprète ou suivre la traduction d’un texte chanté.

La structure éditoriale doit permettre ces différents usages. Le programme par thèmes et le sommaire proposent des entrées complémentaires. Les en-têtes rappellent le concert et sa date, tandis que les repères latéraux identifient les sections.

À l’intérieur des pages, la hiérarchie typographique distingue les titres des concerts, les œuvres, les compositeurs et les interprètes. Ces repères récurrents facilitent la consultation d’un contenu dont la forme et la densité varient tout au long du livret.

Mettre les langues en regard

La composition des textes chantés et de leurs traductions constitue une part importante du travail.

Les versions originales et françaises sont disposées en regard. Leurs longueurs diffèrent : une strophe courte dans une langue peut nécessiter plusieurs lignes supplémentaires dans l’autre. Il faut conserver les regroupements de sens et rendre les correspondances faciles à retrouver.

Les espacements, les alignements et la distinction typographique entre les versions participent à cette lecture parallèle. L’italique signale fréquemment la traduction. Les titres séparent les œuvres sans interrompre la continuité de la consultation.

Les programmes présentent notamment des textes en italien, en allemand, en catalan et en espagnol, accompagnés de leur traduction française. Cette diversité demande une composition attentive aux caractères, à la structure des vers et à l’équilibre des blocs.

Donner une place aux images

Les photographies des artistes et des ensembles accompagnent les biographies et les présentations musicales. Selon la séquence, elles occupent une partie de la page ou introduisent un nouveau concert.

La mise en page alterne ainsi passages de texte suivi, portraits, programmes musicaux et ouvertures plus aérées. Les crédits photographiques restent associés aux images.

Certaines doubles pages établissent également un lien entre les œuvres et le lieu du festival. En 2018, la reproduction de la tapisserie L’Arbre d’émail de Dom Robert fait face à l’ouverture du concert « Bêtes à plumes et Bêtes à poils », consacré aux chansons de la Renaissance en écho à ses tapisseries. L’image participe ici directement à la compréhension du programme.

Une reproduction de L’Arbre d’émail de Dom Robert
accompagne l’ouverture du concert de l’Ensemble Clément Janequin.
Programme 2018, pages 26–27.

Composer des contenus longs dans un format compact

Les parties éditoriales des trois éditions représentent 106 pages en 2017, 138 pages en 2018 et 128 pages en 2019, hors couvertures et cahiers publicitaires.

Dans ce format A5, la composition doit accueillir des contenus très différents tout en conservant une continuité visuelle. Les biographies développées côtoient les listes d’œuvres, les distributions et les textes en vers. Chaque forme appelle ses propres réglages, au sein d’un cadre commun.

L’intérieur en noir et blanc donne un rôle essentiel à la typographie, aux contrastes et aux blancs. Les changements de corps, de graisse et de disposition organisent l’information sans dépendre de la couleur.

Intégrer un cahier de partenaires en couleur

Chaque programme était complété par un cahier publicitaire en couleur réunissant les annonces des financeurs et partenaires.

Les encarts étaient fournis par leurs annonceurs, avec des caractéristiques graphiques et techniques variables. Mon intervention comprenait leur contrôle pour l’impression et leur intégration dans cette section distincte du programme.

Ce travail fait partie de la préparation d’un ouvrage composé de contributions multiples : vérifier que les éléments reçus sont exploitables et que leur assemblage répond aux exigences de fabrication.

Une mission éditoriale au périmètre précis

Les couvertures étaient fournies par le client et les annonces publicitaires par les partenaires. Mon travail portait sur la mise en page éditoriale, l’intégration des contenus et leur préparation technique pour l’impression.

Ces trois éditions illustrent mon expérience des publications longues et complexes : organiser des informations variées, articuler plusieurs langues, associer textes et images et maintenir des repères sur plus de cent pages.

Festival Musiques des Lumières — Abbaye-école de Sorèze
Éditions 2017, 2018 et 2019
Format A5 · Parties éditoriales en noir et blanc · Cahiers partenaires en couleur
Mise en page éditoriale et préparation pour l’impression : GraFIcréation / Isabelle Fraysse
Couvertures fournies par le client · Encarts publicitaires fournis par les partenaires

Isabelle Fraysse

Directrice artistique — GraFIcréation